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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 12:12

Los Angeles, 1969. Cinq ans se sont écoulés depuis la révolte sanglante des Noirs de Watts faisant des dizaines de morts et un millier de blessés. Cinq années ponctuées de barbarie (l'assassinat de Malcolm X, la guerre au Vietnam qui prélève un lourd tribu chez les jeunes) et d'émeutes (Washington en 65, Chicago et Cleavelend en 66, San Francisco et Detroit en 67...). Des noirs qui se sont radicalisés et rapprochés de la jeunesse blanche américaine qui ne veut pas non plus de cette société opprimante, consumériste et impérialiste (une manifestation réunit 250 000 personnes pour dénoncer les crimes de guerre commis par les soldats américains à My Lai où plusieurs centaines de civils ont été exterminés...). C'est dans ce contexte pour le moins tendu qu'Antonioni nous livra en 1970 sa vision de l'Amérique à travers un road movie d'une beauté soutenue : l'errance de deux rebelles, l'espace d'une journée, hors du tumulte des villes et de la violence des hommes. L'occasion pour Antonioni de nous offrir une scène d'amour parmi les plus belles de l'histoire du cinéma. Moment éphémère et constrastant dans la vie d'une jeunesse sacrifiée depuis la nuit des temps.


Ci-dessus : Daria Halprin et Mark Frechette, les deux héros du film. © Warner Bros. / MGM

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Published by Pascal Quehen - dans cinéma
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