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  • : Graphic Soul : Le blog de Pascal Quehen dédié à la création sous toutes ses formes.
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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 09:42

L'art éphémère ne date pas d'hier ! Pour preuves les peuples vivant autour de la rivière Omo, en Ethiopie non loin de l'endroit où fût trouvée Lucy, qui pratiquent la peinture corporelle depuis des temps immémoriaux. Enseigné depuis l'enfance, cet art prend toute sa signification à l'adolescence, quand les jeunes gens deviennent tour à tour artiste ou œuvre, laissant aller leur expression créative dans le but d'attirer le regard, de se distinguer, de se voir dans le regard des autres, de plaire mais aussi d'être reconnu pour ses qualités artistiques. Ainsi les jeunes femmes privilégient l'originalité de la peinture de leurs seins tandis que les jeunes hommes parent leur penis de cette argile pigmentée qu'ils appliquent généralement à l'aide de leurs doigts ou d'un roseau. Protégés jusqu'à maintenant de la colonisation et de l'esclavagisme par leur éloignement géographique, leurs fauves et insectes redoutables (et aussi un peu grace à leurs kalashnikovs...), les peuples de l'Omo vont devoir faire face aux plus grands dangers pour leur art : la civilisation et le tourisme.

Le photographe Hans Silvester, légende du grand reportage, a eu le choc de sa vie quand il les croise, à 68 ans, au hasard d'un reportage en Ethiopie. Abandonnant l'ordre du temps, il les suit dans leur vallée pour nous rapporter une belle esquisse de cet art millénaire mais contemporain.
Une exposition, « Les peuples de l’Omo » se tient jusqu'au 7 mars 2009 à la galerie de l’Etrave au 4 bis, avenue d’Evian à Thonon et à la galerie Art/espace-Galerie Pome Turbil au 1 bis avenue du Léman, toujours à Thonon.
Et pour ceux qui ne peuvent pas aller à l'expo, deux livres :  “Les peuples de l’Omo,  du corps à l’oubli" et "Entre la nature et l’homme" (Editions de la Martinière).


Photos © Hans Silvester
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Published by Pascal Quehen - dans art et architecture
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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 11:29

Blu, un artiste italien décapant, vient de gagner (en compagnie de Andrea Martignoni à la direction artistique et la musique), le Grand Prix de la compétition Labo du festival du court-métrage de Clermont-Ferrand 2009 avec un film d'animation original et rafraichissant. Tourné à Buenos Aires et à Baden image par image (stop motion), sur des murs où sont dessinés des persos facécieux, « Muto » nous offre une belle démonstration de virtuosité créative et graphique.
Pour visionner ce film, cliquez sur le lien ci-dessous :
http://www.worldwidewall.org/blu/?p=26
Bon court !



illustrations © Blu
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Published by Pascal Quehen - dans street art
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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 16:37

A voir absolument à Beaubourg jusqu'au 16 mars, l'installation “Champ de vision” de l'artiste méxicain Damián Ortega. Composée de milliers de modules colorés et suspendus par des fils invisibles (théme de la fragmentation dans l'espace qu'il suit depuis des années), cette œuvre hallucinante se joue ironiquement de notre perception.

- Damián Ortega, qu'avez-vous à dire pour votre défense ?
- « Je souhaite souligner les zones transitoires entre les espaces intérieurs et extérieurs. Je recherche le sas, l'instant où l'objet devient image au travers du filtre de l'oeil, avant d'intégrer l'espace subjectif de l'esprit. Ce sas de transition est autant intérieur qu'extérieur. Ainsi, la réalité se transforme graduellement, elle devient souvenir, idée ou image mentale. »
- Bon, ça ira..., mais recommencez vite !!


Photo © Beaubourg


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Published by Pascal Quehen - dans art et architecture
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 14:31

Bob Marley aurait 64 ans aujourd'hui...
Un bon son valant mieux qu'un (long) discours cliquez sur les liens ci-dessous (si vous êtes inscrit à Deezer.com) pour passer un moment avec lui :
http://www.deezer.com/track/72184
http://www.deezer.com/track/1905893
Sinon cliquez ci-dessous
http://www.youtube.com/watch?v=wrzjv121t4c
http://www.youtube.com/watch?v=YDMxLbMcjxY


Photo de Peter Simon tirée du beau (mais épuisé et introuvable) livre “Reggae Pur Sang” de Stephen Davis (édition Rock&Folk / Albin Michel 1980 dans sa version française traduité par Hélène Lee, et sous le titre “Reggae Bloodlines” chez Anchor books dans la version américaine de 1977)
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Published by Pascal Quehen - dans musique
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 13:22

« S'il me fallait décrire d'un mot le phénomène de la vie - l'expérience de la vie - je choisirais le mot conscience. La conscience a pour véritable conséquence d'imposer la notion de temps à un univers qui, lui, est immuable. »
Buckminster Fuller


Scientifique, artiste, humaniste, designer, écologiste, inventeur, cartographe, économiste, gai compagnon, génie sont quelques uns des principaux qualificatifs utilisés par ceux qui ont eu la chance de rencontrer Buckminster Fuller.
Plus que jamais (mais d'après lui, il est déjà presque trop tard..), nous pourrions nous inspirer de ses concepts animés par une vision globale et harmonieuse du monde. Cinquante ans d'expériences marquantes qui l'ont décidé à batir une science du design universel, sa contribution à l'humanité, destinée en partie à concevoir et planifier pour une population en constante augmentation des infrastructures respectueuses des besoins des hommes et de la planète. Infrastructures économes en matières premières et en énergie humaine, dont la beauté tient plus du génie de la conception (et de son action pour l'homme) que de l'objet lui-même.
Parmi ses travaux les plus remarquables :
la carte Dymaxion (1943), substitution de la carte du monde classique, où les continents prennent leur véritable importance et apparaissent solidaires au milieu d'un unique océan;
la Dymaxion car (1935), DS d'avant-garde extrêmement stable, d'une capacité de onze personnes, ne consommant que 10 litres/100km (à l'époque, un exploit...) et capable de faire demi tour sur place en braquant à 180°;
la 4-D house, maison qui semble flotter autour d'un axe central, pesant moins de 3 tonnes (contre les 150 tonnes habituelles) et très bon marché (1928, thème de la mobilité dans l'habitat qui inspira le mouvement archigram dans les années 60 et revient en force aujourd'hui)
le dôme géodésique à structure constituée d'hexagones, forme structurelle la plus porteuse par rapport à sa surface, s'assemblant très rapidement et transportable tout aussi facilement...
cette carte globale des réseaux d'energie pour une meilleure répartition et utilisation des réserves mondiales...

Pour en savoir (beaucoup) plus sur la vie et l'œuvre de Buckminster Fuller, lisez cette série d'entretiens passionnants donnés à Robert Snyder dont  l'édition française, “Scénario pour une autobiographie”, est parue aux éditions Images modernes (2004) avec une excellente traduction de Didier Semin.
Ceci fait, vous vous demanderez sans doute pourquoi si peu des conceptions révolutionnaires de Fuller ont été appliquées. Pourquoi les hommes ne voient jamais le génie quand il est sous leurs yeux. Pourquoi l'humanité avoue son impuissance face aux grands défis alors que toutes les solutions, paraissent-elles trop avant-gardistes, existent.
L'avant-garde n'est-elle pas cette petite partie d'un groupe dont le rôle est de détecter (et éviter) les mauvaises surprises ?
Respect Monsieur Fuller !


* Dymaxion

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Published by Pascal Quehen - dans art et architecture
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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 08:28

« je fais le rêve qu'un jour, sur les collines rouges de la Georgie, les fils d'esclaves et les fils de propriétaires d'esclaves puissent s'assoir ensemble à la table de la fraternité”. »
Martin Luther King

Pour sa neuvième édition du 4 au 10 février, le festival de cinéma de Saint-Denis (93) “Est-ce ainsi que les hommes vivent ?...” propose un tour d'horizon  du cinéma américain dont les noirs sont  les réalisateurs, et/ou les acteurs. Des premiers films muets d'Oscar Micheaux (“Great migration”, “Unconquered”, “Body and soul” dans les années 20) à l'envoutant “Ghost Dog, the way of the samouraï” de Jim Jarmush (1999), presqu'un siècle de combat cinématographique est couvert à travers une sélection étoffée. L'occasion de revoir, entre autres,  l'ami noir de John Ford, Woody Stode, dans  “Sergeant Rutledge” (1960),  le légendaire et musclé “Sweet sweetback’s Baadasssss song” de Melvin Van Peebles (1971) inédit en France, le beau “Shadows” de John Cassavetes (1959), les films cultes de la Blaxploitation (des films souvent produits et réalisés par des Blancs avec des acteurs Noirs pour le public noir) tels “Shaft” de Gordon Parks (1971), “Foxy Brown” de Jack Hill (1974) avec l'icone Pam Grier ou, plus consistant “The spook who sat by the door” d'Ivan Dixon (1973) essence du combat des Black Panthers.
Egalement au programme, des films de concerts légendaires : “Wattstax” de Mel Stuart (1972) commémorant les émeutes sanglantes de Watts avec Rufus et Carla Thomas pour ne citer qu'eux, “Jimi plays Monterey” (1985), festival précurseur de Woodstock en 1967 avec un Jimi Hendrix en grande forme ou encore “Behind the green door” (1972) un classique du porno avec Johnny Keyes, la première star noire du genre... des concerts (Bams, Warra Ba...), une table ronde sur le rap animée par Grégory Protche, rédacteur en chef du Gri-Gri International... Bref, une semaine bien remplie...
Tout le programme sur http://www.blackrevolution.fr
...et dans le livret bien foutu de la manifestation (designé par Anabelle Chapö et Marie-Armel Le Bourhis) dont le visuel de couv' de Nick illustre cette note.


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Published by Pascal Quehen - dans cinéma
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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 22:43

Deux films à revoir en ces temps que les historiens appelleront probablement la “Très Grande Dépression” dans les livres d'histoire* : “Les temps Modernes” (1936) et “Le kid” (1921) démontrent à quel point peu de choses ont changé dans notre société (de quoi faire froid dans le dos quand on réalise que peu après éclatait la seconde guerre mondiale).
Ainsi, la fraicheur, la poésie et l'humanité de Charles Chaplin n'ont jamais été aussi lumineuses qu'aujourd'hui... signature des très grands hommes, qui bien après leur mort, continuent de donner espoirs et petits bonheurs aux êtres humains.
A noter l' excellent design graphique (et la simplicité du packaging en carton) de l'édtion publiée par MK2 que vous pouvez voir dans cette note. Tout à fait le genre d'objet qui donne envie de le posséder...

* Pour tout savoir sur la TGD : http://necronomie.blogsmarketing.adetem.org/




Visuels © mk2 SA / Conception graphique Sylicone DVD
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Published by Pascal Quehen - dans cinéma
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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 17:07

« No more doubt, no more fear,
There is a new day that is real...
Something simple is the key,
Only love will set us free »

Seul l'amour (de soi, des autres... du moins ceux qui vous respectent) est la clef. Peut-être etait-ce la pensée de ce gladiateur noir qui refusa au prix de sa vie d'achever Spartacus vaincu en combat et inspira à ce dernier la force de lutter pour la liberté et la dignité. Pas seulement la sienne mais celle de chaque être vivant sur cette terre. Combat qui est loin d'être gagné tant les formes d'esclavagisme ont muté pour s'adapter au politiquement correct.

En attendant un monde meilleur et pour se donner bon espoir, rien ne vaut l'écoute répétée de l'interprétation de Terry Callier (en photo ci-dessus) du theme musical* du film “Spartacus” de Kubrick (1960), remixé par Zero 7.
Une des plus belles chansons de tous les temps !
Pour l'entendre (si vous êtes inscrit chez Deezer.com) cliquez ci-dessous ;-)
http://www.deezer.com/track/143707
Sinon allez à cette adresse :
http://www.youtube.com/watch?v=8Z99cDfirgE

*A noter que la musique originale d'Alex North inspira plusieurs générations de musiciens dont Shurik'n d'IAM (intro de “Manifeste”).


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Published by Pascal Quehen - dans musique
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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 19:29

Si vous aimez le courant futuriste dans l'art moderne, pas la peine de vous précipiter à Beaubourg pour les derniers jours de l'exposition “Le Futurisme à Paris” qui se termine le 26 janvier.
Bien que l'origine du manifeste futuriste qui déclara en 1909, entre autre, « la disparition du nu dans l'art pour au moins dix ans...», soit bien présentée, quelle déception quant aux tableaux exposés : trop peu de Futuristes (plein d'œuvres présentes lors de l'expo originale de 1910 et absentes pour cette “réplique”...) et (beaucoup) trop de Cubistes, avec la désagréable impression qu'ils ont bouché les trous avec leur fond, sans grande inspiration.
La seule bonne surprise de cette expo est l'installation visuelle et sonore sur trois écrans du compositeur techno minimaliste Jeff Mills (Detroit / USA), réflexion sur la représentation du Futur.
Mieux vaut, pour moins cher, s'offrir ce petit livre consacré à Antonio Sant'Elia (éditions TeNeues), un architecte visionnaire italien (comme la plupart des Futuristes), dont l''œuvre trop courte s'interrompt avec sa mort brutale dans les tranchées, à 26 ans. Inspiré par l'Art Nouveau autrichien mais radicalement moderne et original, il reste, pour nombre de ses pairs, à l'origine de la rénovation architecturale qui suivit.




dessins © TeNeues / Museo civico Comune di Como


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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 10:57

Le look, ça compte ! Ces deux-là l'avaient bien compris : Paul Meurisse, le “Jacques Vergès” de l'äge d'or du cinéma français disparu le 19 janvier 1979 (30 ans, ça passe vite ! gasp !) et le chanteur anglais Robert Palmer né le 19 janvier 1949 (Il aurait 60 ans aujourd'hui), cultivaient un dandisme naturel, forçant le respect au delà des goûts et des couleurs.

De son enfance passée sur l'île de Malte, au carrefour des civilisations, Robert Palmer conserve l'attrait de “l'autre”, de la différence, du voyage... Sa musique, passant sans opportunisme du jazz au blues, du reggae à la new wave des 80s ou du rock, en atteste pour l'éternité.
Pour mettre la pêche de bon matin, je vous recommande le très cool « John and Mary » et le standard reggae « Pressure Drop » à l'interprétation inspirée.
http://www.deezer.com/#music/result/all/robert%20palmer%20%2D%20

Quant au flegmatique et parfois flippant Paul Meurisse, l'homme qui chantait de airs joyeux sur un ton triste, vous pouvez le retrouver entre autres dans « Impasse des deux anges » de Maurice Tourneur, « Les diaboliques » de Henri-Georges Clouzot » (en photo avec la belle Simone Signoret ci-dessous). ou la série des “Monocle” pour un peu plus (trop ?) de légèreté.

Bonjour d'en-bas à vous les gars !


© Filmsonor S.A./ Collection privée

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